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LA PRATIQUE DE L’AÏKIBUDO L' Aïkibudoka porte une tenue blanche, de type Judo, appelée KEIKOGI , ce qui signifie vêtement d'entraînement. Il porte également une ceinture de couleur (blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et noire). Le pratiquant qui n'a pas encore atteint le 1er dan est un KYU . Après le passage du 1er dan, il devient un YUDANSHA et porte alors un HAKAMA , sorte de jupe-pantalon traditionnelle, noire ou bleue foncée. Les techniques sont nombreuses et chacune peut s'appliquer à un grand nombre d'attaques, ce qui multiplie les combinaisons possibles. Pour ses débuts, le pratiquant apprend d'abord à se déplacer ( Tai Sabaki ) puis à chuter ( Ukemi ) avant de se lancer dans l'étude des éducatifs qui permettront quelques mouvements simples. Dans un deuxième temps, il apprendra les notions de base des projections et des contrôles articulaires. Il devra très rapidement mémoriser les termes japonais employés. L' AIKIBUDO est un Art Martial d'une remarquable efficacité. Il doit se pratiquer sans complaisance mais également sans brutalité. Le terme BU ne signifie pas "LA GUERRE", comme on l'entend dire trop souvent, mais " LA FORCE QUI PERMET LA PAIX ". Le contenu de l'AIKIBUDO est si vaste que son enseignement peut remplir une vie. L’HISTORIQUE DE L’AÏKIBUDO Dans le Japon médiéval, nombreux étaient les guerriers rompus au maniement des armes (sabre, arc, lance...), cependant la classe dirigeante (chefs de clans appelés DAIMYO ) se devait de posséder des techniques sophistiquées et secrètes, lui permettant de faire face à toutes situations. Dès le Xème siècle se codifia la tradition martiale japonaise, le Bushido guerrier. Cette tradition donne pour créateur du DAITO RYU , MINAMOTO Yoshimitsu (1056-1127) qui fut un très grand chef de guerre, champion de Sumo , poète et musicien, il est connu comme le premier, au Japon, à avoir étudié sur le corps des hommes tués aux combat, l'effet des coupes, des frappes et des clés, afin de mettre au point ses propres techniques. A la fin du XIXème siècle, le temps des samurais en armes prit fin. Le seigneur SAIGO Tanomo (1829-1905), décida alors d'autoriser l'enseignement de ses techniques à certaines personnes extérieures à son clan. En 1898, TAKEDA Sokaku (1859-1943) formalisa tout l'héritage martial qu'il avait reçu de SAIGO Tanomo, sous le nom de DAITO RYU JUJUTSU et en assura la renommée, par son immense compétence. De 1920 à 1931, le grand Me TAKEDA Sokaku transmit à son disciple UESHIBA Moritaka (1883-1969), qui devait se faire connaître sous le nom de Me UESHIBA Morihei , les connaissances de base et les techniques du DAITO RYU AIKI JUJUTSU . Le Maître UESHIBA transmit à son tour après les avoir fait évoluer, ses connaissances à des élèves qui allaient devenir eux aussi des maîtres prodigieux, garants d'une longue tradition, parmi lesquels: MOCHIZUKI Minoru (1907-2003). En 1951, Maître MOCHIZUKI Minoru fut envoyé en Europe pour une mission culturelle officielle. Pendant deux années il fit découvrir l'art de son maître, selon sa propre expérience martiale sous le nom d' AIKIDO-JUJUTSU . A son retour au Japon, Maître MOCHIZUKI forma un jeune judoka français, Jim ALCHEIK , dans son dojo le YOSEIKAN qui signifie "Maison de l'éducation et de la droiture". En 1957, Jim ALCHEIK revenant du Japon représenta officiellement en Europe l' AIKIDO JUJUTSU du YOSEIKAN et créa la Fédération Française d'Aïkido-Taijitsu et de kendo. Alain FLOQUET (1939-) devint l'un de ses assistants. ALCHEIK disparut tragiquement en 1962. Pour assurer l'avenir de l' Aïkido-jujutsu en France, Alain Floquet, prit alors contact avec Maître MOCHIZUKI qui envoya à Paris son fils Hiroo (1936-) pour développer cet art avec la collaboration d'Alain Floquet. En 1966, Alain Floquet fut nommé Directeur Technique de l'école d'AIKIDO-YOSEIKAN pour la France. En 1973, il fonda le C.E.R.A. (Cercle d'Etudes et de Recherches sur l'Aïkido). En 1978, le Maître MOCHIZUKI Minoru lui délivra le grade de 7ème Dan et le titre de " KYOSHI ", reconnaissant ainsi l'importance de son action. En 1980, Maître Floquet décida de nommer le contenu de sa pratique, son style et l'Art qui en découle: " AIKIBUDO " cela en plein accord avec le Maître MOCHIZUKI Minoru. Il renoua également avec l'école-mère et l'héritier du DAITO RYU AIKI JUJUTSU. TAKEDA Tokimune , fils du grand Maître TAKEDA Sokaku, qui lui confia la mission de le représenter. Il intégra cette connaissance originelle de l'AIKI JUJUTSU dans son enseignement de l'Aikibudo, aux côtés de celle de l'école d'armes du KATORI SHINTO RYU . En 1987, l'AIKIBUDO, s'uni à l'Aïkido afin de fonder en tant que co-discipline, la Fédération Française d'Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires (F.F.A.A.A.). Depuis, sous l'impulsion de maître Alain FLOQUET, cet art se développe dans le monde entier où il trouve de plus en plus d'adeptes. Puisant ses racines dans les écoles traditionnelles du patrimoine martial japonais, l'AIKIBUDO dépasse le simple cadre de la pratique technique. Aujourd'hui Maître Alain Floquet est 9e Dan Hanshi d'Aïkibudo, 8e Dan Kyoshi de Katori Shinto Ryu, 5e Dan Iaï Jutsu Yoseikan Shinto Ryu, 3e Dan de Shibucho de Daïto Ryu Aïki Jujutsu, 3e Dan de Kendo, 2e Dan de Karaté et 1er Dan de Judo.
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